
Fille de la lagune
Je suis fille d’ostréiculteurs, mon histoire d’amour avec l’Etang de Thau à commencé dès mon enfance, lorsque j’accompagnais mon père sur l’eau pour aller chercher les huîtres. Je me rappelle encore des rayons de soleil , éclatants sur les vagues en mille morceaux de lumière. Ce spectacle intemporel me fascinait tout comme l’intérieur de ces coquillages, révélant une nacre délicate aux reflets changeants.
La lagune de Thau est mon poumon, mon ancrage, mes racines. Après avoir sillonné la planète, je suis comme une maman tortue venue pondre son œuf là où tout avait commencé. Ma sensibilité artistique ainsi que l’envie de rendre honneur à mon héritage culturel si riche m’on donné la force de créer mon propre métier.
Le secret de Fabrication
Chaque bijoux que je façonne est un travail de patience, une transformation minutieuse qui demande de nombreuses étapes pour respecter la noblesse et la fragilité de la matière.
La sélection de la coquille : Toutes les huîtres ne produisent pas de la nacre en quantité égale ni avec les mêmes intensité de couleur, je fais une pré-sélection qui est dans un premier temps esthétique puis j’affine en observant les aspérités , les reliefs aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur et pour terminer la densité de la dentelle et l’épaisseur de la coquille qui me donne les informations nécessaires au choix des outils adaptés.
Le nettoyage à la main : Il commence par un nettoyage rigoureux et respectueux. Chaque coquille est brossée délicatement à la main, puis purifiée à travers plusieurs bains pour révéler sa couleur originelle.
La taille et la découpe : Je travaille les deux cotés de la coquille. Ces deux étapes sont les plus longues et les plus précises, une seule erreur et la pièce est à recommencer. La fragilité de la dentelle et de la fine couche de nacre nécessite beaucoup de délicatesse tout se joue au millimètre.
L’alliance de l’ombre et de la lumière : Pour magnifier la matière, j’associe la nacre et la feuille d’or. L’éclat de l’or vient créer un contraste saisissant avec le vert profond texturé du dessus de la coquille.
La finition éternelle : Je coule ensuite une résine très résistante afin protéger et figer sa brillance intemporelle.

Un morceau d’héritage à fleur de peau…
Porter une création du chant des sirènes, ce n’est pas simplement porter un bijou, c’est emporter avec vous un morceau de l’Etang de Thau, un éclat de soleil de mon enfance qui brille sur l’eau.
Parce que la nature ne façonne jamais deux fois le même coquillage, chaque création est unique. Un souvenir précieux de la beauté sauvage de notre terroir si fragile.
Sabine Azaïs
